Programmation

AMORES LOCOS

 de Beda Docampo Feijoo 2009 – Espagne – 1h30 avec Eduard Fernàndez, Irene Visedo, Marta Belaustegui
fiction –  distributeur : IbériFilms

Amores locos est une histoire d’amour extrême et originale. Julia, une jeune gardienne du Musée du Prado, est convaincue qu’elle apparaît avec un homme qu’elle dit être son amant sur un tableau de l’école flamande exposé dans la salle qu’elle surveille. Le jour où elle rencontre Enrique, un prestigieux psychiatre, elle ne tarde pas à lui faire part de sa conviction que tous deux sont les personnages d’une peinture du XVIIe siècle, et qu’ils se sont aimés follement il y a quatre siècles.

Une histoire d’amour singulière qui plonge le spectateur dans le monde de la peinture flamande du XVIIème siècle. La rencontre improbable du psychiatre curieux des mécanismes de la passion amoureuse et de la jeune fille en quête de réponses à ses douleurs profondes emporte le spectateur peu à peu.Prix d’interprétation féminine au festival Cinespana de Toulouse 2009

80 JOURS (80 EGUNEAN)

de Jon Garaño et José Mari Goenaga 2010 – Espagne – 1h45 avec Itziar Aizpuru, Mariasun Pagoaga, José Ramón Argoitia
fiction –  distributeur : Epicentre Films

Axun, une femme de 70 ans, se rend à l’hôpital pour s’occuper de l’ex-mari de sa fille. Elle découvre que la femme qui s’occupe du malade du lit voisin est Maïté, sa meilleure amie d’adolescence. Elles profitent de leurs retrouvailles jusqu’à ce que Axun s’aperçoive que Maïté est plutôt attirée par les femmes… Chacune devra alors affronter des sentiments divergents.

Le scénario réussit à nous toucher en abordant par petites touches, avec finesse et pudeur, le lent dévoilement des sentiments ; les deux interprètes sont tout en finesse et justesse. Un mélancolique hymne à l’amour et à la féminité.Prix du public, du meilleur scénario, de la meilleure actrice au festival
Cinespana de Toulouse 2011. Grand Prix festival Cinehorizontes 2011

EVA

de Beda Docampo Feijoo 2009 – Espagne – 1h30  avec Eduard Fernàndez, Irene Visedo, Marta Belaustegui
fiction – distributeur : IbériFilms 

2041. Alex, un ingénieur de renom, est rappelé par la Faculté de Robotique, après dix ans d’absence, pour créer le premier robot libre : un enfant androïde. Il retrouve alors Lana, son amour de jeunesse, et son frère David, qui ont refait leur vie ensemble. Et il va surtout faire la connaissance d’Eva, sa nièce, une petite fille étonnante et charismatique. Entre Eva et Alex se dessine une relation particulière, et ce dernier décide alors, contre l’avis de sa mère Lana, de prendre Eva pour modèle de son futur androïde…

Film qui interroge sur les nouvelles technologies et la question de l’éthique qui en découle, pourtant EVA s’intéresse surtout aux sentiments qui font de nous des êtres humains… Mais est-ce vraiment le cas ? La bonne idée du réalisateur est de placer cette histoire a priori plutôt futuriste dans un environnement contemporain familier qui fait tomber notre recul habituel. Envoûtant de sobriété.3

Goyas. Prix du public au festival du film fantastique de Gérardmer.
Grand Prix du jury au
festival les Utopiales 2011

UN JOUR DE CHANCE (LA CHISPA DE LA VIDA)

de Álex de la Iglesia  2012 – Espagne, France, Etats-Unis 1h35
avec Jose Mota, Salma Hayek, Blanca Portillo
fiction –  distributeur : DistriB Films

Ancien publicitaire à succès désormais sans emploi, Roberto ne supporte plus d’être au chômage. Désespéré, il veut faire une surprise à sa femme en l’invitant dans l’hôtel qui fut le théâtre de leur lune de miel. Mais l’établissement a laissé place à un musée, sur le point d’être inauguré et présenté à de nombreux journalistes. Au cours de sa visite, Roberto fait une grave chute… En quelques minutes, il devient l’attraction numéro 1 des médias présents et comprend que cet accident pourrait finalement lui être très profitable…

Ah, quel monde cruel, où tout se monnaie, même la tragédie ! L’image fugace du bonheur possible s’efface si vite… Jusqu’où est-on prêt à aller pour l’argent ou la minute de gloire ? Et surtout, dans ce grand cirque médiatique, où est la place laissée à l’humain, à la dignité, à l’intime ? Des acteurs impeccables et toute la maîtrise du metteur en scène Álex de la Iglesia pour un film cynique et poignant.

N’AIE PAS PEUR (NO TENGAS MIEDO)

de Montxo Armendariz 2012 – Espagne – 1h30 avec lluis Homar, Michelle Jenner, Belén Rueda
fiction – interdit aux moins de 12 ans distributeur : IbériFilms

Sylvia porte en elle un lourd secret qui a brisé son enfance. Ses proches n’ont pas vu sa détresse ou peut-être ont-ils préféré ne pas la voir… À 25 ans, elle décide d’affronter son douloureux passé et les êtres qui y sont liés. Sur le chemin de cette reconstruction, elle va apprendre à dominer ses émotions, ses peurs et accéder enfin à l’estime de soi.

Une thématique grave que le film renouvelle par la complexité des personnages et élargit par les témoignages du groupe de paroles ; un film touchant et bouleversant qui sait éviter le voyeurisme.

Prix Circulo de Ecritores Cinematograficos de la meilleure actrice
(Michele Jenner).

PAIN NOIR (PA NEGRE)

de Agustí Villaronga  2010 – Espagne, France – 1h48  avec Sergi López, Francesc Colomer, Marina Comas
fiction –  distributeur : Alfama Films Distribution

Dans les années suivant la guerre civile d’Espagne, marquées par la violence et la misère, un mystérieux meurtre vient secouer les secrets enfouis d’un petit village de Catalogne. Andreu, jeune garçon de dix ans dont le père est injustement accusé du crime, pénètre dès lors un monde d’adultes fait de vices et de mensonges…

Agustí Villaronga déploie ses thèmes de prédilection dans un beau film tragique et sombre dont la scène d’ouverture donne le ton et marque durablement. Peinture amère d’une société déchirée, sombre découverte des compromissions du monde adulte et de ses bassesses, Pain Noir nous interroge et nous touche, et mérite bien son nom

!9 Goyas en 2011(dont meilleur film et réalisateur). Coquillage d’argent de la
meilleure actrice au festival de San Sebastian

VIDA Y COLOR

de Santiago Tabernero 2005 – Espagne – 1h37 avec Junio Valverde, Silvia Abascal, Joan Dalmau
fiction – distributeur : IbériFilms

Les premiers téléviseurs en couleur arrivent dans une Espagne en noir et blanc à l’agonie. C’est l’automne, mais le printemps fleurit dans le quartier de « Las Islas », où Fede, un adolescent de quatorze ans, se lance difficilement dans l’aventure de la vie. Récit initiatique et premières aventures, conte peuplé de mystères, portrait d’ensemble de la vie du quartier, fable noire hantée par des secrets…

Le personnage du jeune adolescent qui sort péniblement de l’enfance en découvrant la brutalité et les secrets de ceux qui l’entourent est particulièrement touchant. Il évolue dans un quartier sombre où l’espoir se fait jour peu à peu. C’est un film magnifique et plein d’humanité.3 Prix au festival Cinespana de Toulouse 2006.

(Scénario, musique, lecteurs de la Dépêche du Midi)

LA TÊTE EN L’AIR (ARRUGAS)

de Ignacio Ferreras 2013- Espagne – 1h29
film d’animation – distributeur : Bac Films

Après une vie professionnelle bien remplie, la mémoire d’Emilio lui joue des tours… Placé en maison de retraite, il y rencontre Miguel, avec qui il se lie d’amitié. A ses côtés, il découvre un autre univers et de nouveaux amis pleins de fantaisie, et riches de souvenirs. Chacun a ses petites défaillances mais, alors que les premiers signes de la maladie d’Alzheimer affectent Emilio, ses amis vont se mobiliser pour lui éviter le transfert à l’étage des « causes perdues ». .. Leurs stratagèmes apporteront humour et tendresse à leur quotidien.

La vieillesse est un thème très peu traité au cinéma et en littérature. Adapté de la bande dessinée multi-récompensée de Paco Roca, ce « dessin animé pour les grands » nous plonge joliment dans le quotidien plein d’aventures et de petites joies de cette tendre équipe d’anciens. L’animation épurée et minimaliste permet un film ancré dans le réel, sobre et pudique, au regard bienveillant et juste.Goya 2012 du meilleur film d’animation. Mention spéciale du jury au festival d’animation d’Annecy 2012

LA VOIX ENDORMIE (LA VOZ DORMIDA)…

En présence du réalisateur !

de Benito Zambrano inédit – Espagne – 2h08 avec María León, Miryam Gallego, Inma Cuesta
fiction – distributeur : Match Factory

Tensi, une républicaine appartenant à un mouvement de guérilla anti-franquiste se retrouve en prison alors qu’elle est enceinte. Le régime la condamne à mort, mais attend qu’elle accouche pour exécuter la décision de justice. Pepita est venue à Madrid pour rendre visite à sa sœur Tensi. Elle n’est pas engagée politiquement et plutôt peureuse, mais la situation va l’amener à s’impliquer dans le mouvement pour le meilleur et pour le pire.

Benito Zambrano réalise un film bouleversant tiré du roman de Dulce Chacon. Convaincu de la nécessité de faire la lumière sur les atrocités de la répression menée par le pouvoir franquiste au lendemain de la guerre civile avec l’odieuse complicité d’une église partisane, il rend un merveilleux hommage à la romancière disparue. Une oeuvre forte et nécessaire.3 Goyas .

Prix du public au festival de Cinéma espagnol de Nantes et au
festival Cine ho
rizontes de Marseille. Prix d’interprétation féminine au festival de San Sebastian

INSENSIBLES

Juan Carlos Medina – 2012 – Espagne, France, Portugal – 1h45
avec Alex Brendemühl, Tomas Lemarquis, Irene Montala
fiction – interdit aux moins de 16 ans – distributeur : DistriB Films

A la veille de la guerre civile espagnole, un groupe d’enfants insensibles à la douleur est interné dans un hôpital au cœur des Pyrénées. De nos jours, David Martel, brillant neurochirurgien, doit retrouver ses parents biologiques pour procéder à une greffe indispensable à sa survie. Dans cette quête vitale, il va ranimer les fantômes de son pays et se confronter au funeste destin des enfants insensibles…

Sur fond historique (la guerre d’Espagne), un mélodrame familial qui bascule dans le fantastique, Shyamalan n’aurait pas désapprouvé…


Mélies d’argent du meilleur film fantastique européen au festival du film
fantastique de Strasbourg

BONNE ANNÉE, GRAND-MÈRE ! (URTE BERRI ON, AMONA !)

En présence du réalisateur.

de Telmo Esnal inédit – Espagne – 1h47 avec Montserrat Carulla, Kontxu Odriozola, Pedro Otaegi
fiction – Irusoin Production

Mamie Mari envahit la vie de sa fille Maritxu. Sans que cette dernière le sache, son mari, Joxemari décide alors de la faire interner en maison de retraite. C’est sans compter sur le caractère de la grand-mère, qui les entraînera dans un duel aux lourdes conséquences. Une comédie noire sur la peur de la solitude, la perte de valeurs, l’égoïsme et l’explosion de la structure familiale.

Certes une comédie par les personnages (une grand-mère à la belle énergie, capable de ruser) et les situations cocasses, mais une comédie grinçante sur l’éclatement de la cellule familiale, au moment de la vieillesse.

Prix du public à la Biennale du cinéma espagnol d’Annecy 2012

MARCHÉ D’AVENIR (MERCADO DE FUTUROS)

de Mercedes Alvarez  inédit – Espagne – 1h50
documentaire – distributeur : IB cinéma

Une vieille maison qui se vide de sa mémoire, des agents de change, un congrès sur le leadership patronal, un vieux vendeur qui amasse les souvenirs, la ville entière comme espace virtuel de foire immobilière… Une carte du monde tel qu’il est aujourd’hui.

Dans quel monde vivons-nous ? A quel futur aspirons –nous? C’est en images que répond Mercedes Alvarez en nous proposant sa vision parfois ironique d’un monde tout aussi prompt à se défaire du passé qu’à bâtir des châteaux en Espagne…ou dans les émirats. Ne serait-il pas temps de tirer les leçons des mirages du virtuel et de la spéculation ?

Prix du meilleur documentaire au festival du Cinéma espagnol de Nantes 2012

Hommage à François et Saïd

L’édition des 12èmes rencontres de cinéma européen est dédiée à notre ami, François Roux, qui nous a quittés le mercredi 12 septembre 2012.

Membre du conseil d’administration et du bureau de Cinécran, François était un cinéphile averti, jamais avare de ses connaissances qu’il aimait à transmettre et partager. Vous l’avez souvent vu au cinéma, souriant, le micro à la main, ou encore sur tous les fronts à la régie du Palais des Arts, pendant les Rencontres de Cinéma Européen. Créateur de notre site web, il en a été durant 10 ans l’enthousiaste webmaster.

Nous associons à son souvenir celui d’un autre ami et précieux compagnon de route, une autre belle âme de ces rencontres, Saïd Mohammedi.   

Le Soliste

de Joe Wright // USA -2009- 1h57

Steve Lopez est dans une impasse. Le journal pour lequel il travaille est en pleine crise, son mariage est un échec, et le temps où il aimait son métier de journaliste est bien loin. Et puis un jour, dans la rue, il entend de la musique. Un étrange vagabond, Nathaniel Ayers, joue de toute son âme, et même si son violon n’a que deux cordes, une émotion unique surgit.

Pour Steve, l’étonnant violoniste est d’abord un bon sujet pour sa chronique, et il va peu à peu percevoir tout le mystère qui entoure ce personnage. Le journaliste décide de sortir Ayers de la rue et de le rendre au monde de la musique. Alors qu’il s’acharne à sauver la vie de ce sans-abri hors norme, Steve Lopez se rend peu à peu compte que c’est finalement Ayers qui, à travers sa passion dévorante, son obstination à rester libre et ses tentatives courageuses pour nouer des liens avec les autres, va profondément le changer…

Mardi 12 mars – 20h30

La séance sera précédée d’une présentation du film et de la semaine de la santé mentale par des professionnels de santé :

– Les assistantes sociales de l’EPSM MORBIHAN ;

– L’équipe mobile de précarité de Vannes ;

– L’équipe du centre médico-psychologique de Vannes.

Ces échanges se poursuivront au CEAS autour d’un verre et de quelques tartines.

Renseignements complémentaires :

Cinécran, 6 rue de la porte Poterne – 56000 Vannes

02 97 63 67 73        Cinecran56@wanadoo.fr             www.cinecran.org

Cinéville Garenne – 12 bis rue Alexandre Le Pontois- VANNES

ATELIERS D’INITIATION Á LA RÉALISATION

De l’écriture au montage : accompagnés par Thomas et Iyad, deux professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, les vidéastes en herbe réaliseront de A à Z une séquence de film et s’initieront au langage cinématographique (échelle des plans, mouvement de caméra, découpage), à la prise de vue et à la prise de son, sans oublier mise en scène, jeu d’acteurs, accessoires et décors. De l’écriture au montage, en passant par la pratique caméra et la prise de son, les jeunes réaliseront une séquence de film.

Tarif unique : 2€ par jeune
Inscriptions : Jean-Christophe // 02 97 63 67 73
jean-christophe@cinecran.org

Les ateliers jeunes leur ont permis de réaliser :

« DECOUPAGE ET (RE) TOURNAGE en 2 h » d’après E.T. de STEVEN SPIELBERG

Atelier Jeune – cinecran 2013 from CINEZIK CONTEST ! on Vimeo.

SOLUTIONS D’ESPOIR

de Romain Carciofo – 2012 – France – 52′ producteur : V2lam Productions

en présence du réalisateur Romain Carciofo
« Solutions d’espoir » est une histoire de rencontre. Plus précisément, l’histoire de la rencontre de Romain Carciofo avec l’autisme. Un voyage à travers la France pour répondre à une question : comment accompagne-t-on les personnes atteintes d’autisme dans notre pays ? Ce film documentaire veut apporter sa contribution à la question problématique de l’accompagnement des personnes autistes en France… Un problème suffisamment préoccupant pour avoir été choisi comme Grande cause nationale 2012.

« Une rencontre peut changer votre vie, elle peut vous apprendre à regarder le monde autrement, à regarder les gens autrement, à regarder leurs différences autrement. » (Romain Carciofo)

32 BOULEVARD DE MAGENTA – Prix Coop Breizh

de Nadège Abadie – janvier 2012 – France – 5’49 producteur : Ecole Nationale Supérieure Louis-Lumière

« 32 boulevard de Magenta » est un documentaire alliant photographies, vidéos et son. Huis-clos dans un salon atypique. Katya, 80 ans, coiffeuse depuis l’âge de 16 ans, dit tout ce qu’elle pense. Ici ça parle de politique, de religion, de fric, des vieux, des jeunes, des chats, d’Amy Winehouse, de Loana, des cons, de la mort, de la crise…
J’ai passé un mois avec elle avec l’intention de me focaliser sur ce salon : un lieu où tout le monde vient et parle. Pendant quatre minutes, le spectateur se pense chez elle : il l’écoute philosopher, ironiser, s’indigner à flot ininterrompu avec son franc-parler décapant. Elle bouscule et charme. Ce n’est qu’à la fin que l’on comprend qu’elle coiffe, aussi.


CEUTA, DOUCE PRISON – Prix Cinécran

de Jonathan Millet et Loïc H. Rechi – août 2012 – France – 52′ producteur : Zaradoc

« Ceuta, Douce Prison » suit les trajectoires de cinq migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, au nord du Maroc. Ils ont tout quitté pour tenter leur chance en Europe et se retrouvent enfermés dans une prison à ciel ouvert, aux portes du vieux continent. Ils vivent partagés entre l’espoir d’obtenir un « laissez-passer » et la crainte d’être expulsés vers leur pays.

Avec « Ceuta, Douce Prison », nous avons voulu raconter la migration, raconter l’impalpable frontière Nord-Sud, raconter l’enclave de Ceuta à travers un autre regard, celui des migrants qui, bloqués à ses portes, fantasment sur une Europe qu’ils n’ont jamais vue. Des semaines durant, nous avons suivi au plus près nos personnages pour partager et ressentir leur quotidien, leurs doutes et leurs espérances. Pour appréhender le rêve d’Europe à travers leurs regards, à travers des enjeux purement humains. Nous avons voulu plonger le spectateur dans cette douce prison, au côté d’Iqbal, de Marius, de Simon, de Guy et de Nür, en immersion sans temps mort ni recul, sans voix-off ni commentaire supplémentaire.

en présence d’un des réalisateurs, Jonathan Millet

FORT INTERIEUR

de Chris Pellerin – 2012 – France – 42′ producteur : Œil sauvage

Trois femmes en milieu carcéral se livrent à l’exercice de l’autoportrait dans la contrainte de l’interdiction de filmer leurs visages. Le temps de l’imaginaire se juxtapose à celui de l’enfermement. A la fois masquées et révélées, Louise, Titit et Enza se confrontent à leurs propres images et questionnent nos « prisons intérieures ».

J’ai animé un atelier d’arts plastiques sur l’autoportrait auprès de femmes en prison pendant deux ans. L’autoportrait renvoie au modèle et dans l’univers de la prison, celui-ci ne peut être désigné nommément. C’est une contrainte incontournable liée au règlement pénitentiaire. Cinq femmes se sont engagées dans ce groupe de recherche et trois sont les protagonistes du film : au fil de nos rencontres, elles se sont baptisées Louise, Titit et Enza. Elles s’aventurent et se risquent dans cette proposition en poussant l’autoportrait dans ses retranchements. Dans les dispositifs proposés lors des séances d’atelier, elles se dévoilent. Pendant le temps du dessin, elles se racontent, apparaissent, disparaissent. Rires, digressions, rêves font affleurer un autre temps, parfois éphémère. « Fort intérieur » retrace les chemins de résistance que chacune a trouvé en s’échappant du temps carcéral par l’imaginaire.


GUILLERMO OYAGÜES MONTERO

de Antonio Gómez-Olea – 2012 – Espagne – 29′ producteur : Mare Films S.L.

Ce film porte sur la préparation d’une exposition dont le peintre ne croit pas aux génies, mais en la capacité d’engranger d’infinies douleurs et de développer son savoir-faire du mieux possible. Mais où est la normalité, le talent, le génie ? Guillermo peint des toiles comme des morceaux d’un journal qui inclut des sensations émanant des couleurs, de la luminosité ou des ombres attirant son attention, mais cherche également à témoigner des sentiments qui l’envahissent.


LES POUTRES MARTYRES

de Yann Pierre – avril 2012 – France – 15’25 producteur : IUT de Corse, Filière Audiovisuel Cinéma

Les poutres martyres sont des morceaux de bois servant de support à la découpe de blocs de pierre dans une carrière du Cap Corse. Un artiste, Elie Cristiani, les collecte et les transforme en œuvre d’art pour les sauver de l’oubli. Ce film retrace la vie de ces poutres martyres.


DES RAMES POUR LE DIRE

de Nicolas Milice – septembre 2012 – France – 52′ producteur : Poischiche films

Le film raconte le parcours de plusieurs rameurs, qui traversent l’Atlantique à la rame, en solitaire, sans assistance, entre Dakar et Cayenne. Entre joie, douleurs et délivrances, l’histoire d’une traversée humaine sur un désert liquide.

en présence du réalisateur Nicolas Milice