Une Histoire vagabonde du cinéma en Bretagne

Soirée unique autour de films des années 70 qui éclairent de façon saisissante nos crises actuelles.

Femmes agricultrices (1973 – 16’) + Cochon qui s’en dédit (37′) + Homme-cochon, 20 ans plus tard (11′)

Entre la quête d’émancipation de Femmes agricultrices (1974) et le cri d’alarme de Cochon qui s’en dédit (1979), nous explorons ce moment où l’agriculture a basculé dans le productivisme. Hier, on luttait pour la reconnaissance technique et le progrès ; aujourd’hui, ces enjeux résonnent avec la détresse des éleveurs et le besoin de retrouver du sens face au système industriel. Nous aurons la chance d’en discuter de vive voix avec le réalisateur Jean-Louis Le Tacon, témoin privilégié de ces mutations. Une occasion précieuse de lier l’histoire de nos campagnes à notre réalité contemporaine.

Jean-Louis Le Tacon

Né en 1945 en Bretagne, Jean-Louis Le Tacon passe d’une formation à la théologie catholique à la sociologie marxiste (Licence à l’Université de Haute-Bretagne puis maîtrise à Paris VIII Vincennes). Du film militant il passe ensuite au film ethnographique, initié par Jean Rouch. Tourné en Super 8, Cochon qui s’en dédit est sa thèse de doctorat à Paris X Nanterre. Par la suite, il dérive vers des formes d’expression multiples en expérimentant le support vidéo : clip de mode pour Jean-Paul Gaultier, clips musicaux pour Carte de Séjour, Tuxedo Moon, DAF…
Il initie avec des amis vidéastes la coopérative de diffusion Grand Canal et organise le festival Vidéocéanes de Brest. Il réalise également les séquences subaquatiques du spectacle chorégraphique de Daniel Larrieu à l’origine de Waterproof. Il fait aussi des excursions à la télévision, pour Canal Plus et pour ZDF-Arte (Bleu Passion, Éloge de la lenteur). Il explore par ailleurs les potentialités de l’écriture électronique, s’aventure dans les installations vidéo, expérimente les effets visuels numériques, réalise des journaux de voyage… Il fonde ainsi avec Alain Jomier le département Images Composites à l’École des beaux-arts de Poitiers.

Maxime Duchemin, éleveur porcin industriel, est seul avec ses animaux, les tombereaux de merde et son labeur qui semble ne jamais prendre fin. Il passe son temps à nourrir les porcs, à les faire se reproduire, à les castrer, à couper leurs incisives, leurs queues, à nettoyer les excréments qui s’amoncellent, à gaver les bêtes d’antibiotiques et de compléments nutritifs… Il est pris dans une spirale dont il n’entrevoit pas le bout. Endetté jusqu’au cou, l’élevage le submerge totalement. Maxime est asservi par les impératifs quotidiens d’un rêve qui semble ne plus lui appartenir.

SUPER 8 – La Traverse – Entrée par le bar, côté 8, rue du commerce VANNES
18h30 : Ouverture des portes (bar associatif/billetterie). Attention places très limitées, billets sur place.
19h00 : Début de séance
Tarif : 6€ Simple | 4€ Super-Carte | 2€ Solidaire (étudiant·e, AAH, demandeur·se d’emploi et minima sociaux)