Une histoire vagabonde du cinéma en Bretagne

« Notre histoire vagabonde du cinéma en Bretagne se poursuit avec la mise en lumière d’un cinéaste bâtisseur qui a donné à la Bretagne ses lettres de noblesse cinématographiques en participant notamment à la fondation de l’Unité de Production Cinéma Bretagne (UPCB) : René Vautier.
Avec sa femme Soazig Chappedelaine, il va filmer la grève de l’usine de Couëron en 1975 dans Quand les femmes ont pris la colère, mais ceci à travers un prisme unique : celui de douze femmes d’ouvriers. Sortant de l’ombre de leurs foyers pour envahir les bureaux de la direction, celles-ci ne demandent plus seulement du pain, elles exigent la dignité. Le résultat : un puissant film sur l’éveil à la politique et l’émancipation féminine.
Quoi de mieux que d’accueillir leur fille, elle-même cinéaste pour en parler ? »

Couëron, Loire-Atlantique. Une usine métallurgique, dépendant du trust Pechiney-Ugine-Külhman. Pour marquer leur solidarité avec leurs maris en grève, des femmes de travailleurs envahissent le bureau du directeur et obtiennent en deux heures ce qu’on leur refusait depuis des mois. Mais la direction porte plainte. Douze d’entre-elles seront inculpées de séquestration. La mobilisation s’élargit alors. Pour élargir le soutien, les femmes font appel à l’Unité Production Cinéma Bretagne (UPCB), pour faire un film sur leur lutte. Un film qui reste d’un réel intérêt pour toutes celles qui luttent pour relier le combat féministe au combat d’ensemble pour une transformation de la société. La lutte et le film se mêlent, et les femmes parlent d’elles-mêmes, de leurs problèmes de couple, de leur vie de famille. Des vies qui vont basculer : engagement politique, ruptures…

Un travailleur algérien au chômage quitte Paris en auto-stop. Il se retrouve bientôt en Bretagne et, séduit par la beauté des ajoncs sauvages, s’établit finalement en marchands d’ajoncs. Mais il a, pour des problèmes de stationnement de sa petite carriole, une rugueuse explication avec un agent de la force publique. L’heureuse intervention d’ouvrières d’usines, la gentillesse empressée que celles-ci lui témoignent, le sauvera du désespoir.

SUPER 8 – La Traverse – Entrée par le bar, côté 8, rue du commerce VANNES
19h00 : Ouverture des portes (bar associatif /billetterie) Attention places très limitées, pas de réservation
20h00 : Début de séance (film)
Tarifs : 6€ Simple | 4€ Super-Carte | 2€ Solidaire (étudiant·e, AAH, demandeur·se d’emploi et minima sociaux)