Documentaires

Les documentaires en compétition

JURY

Anne Luart : productrice, Spirale Production
Marie-Pomme Carteret : monteuse
Maël Cabaret : réalisateur/ Président de l’Arbre (Auteurs Réalisateurs en Bretagne)
Pierre-François Lebrun : réalisateur de documentaires
Cathie Fournier : distributrice, Ibérifilms

PRIX

1// Prix du Conseil général du Morbihan : aide à la création de 1000

> MONSIEUR M, 1968 – de Isabelle Berteletti et Laurent Cibien

2// Prix Cinécran : 700

> CEUTA, DOUCE PRISON – de Jonathan Millet et Loïc H. Rechi

3// Prix Coop Breizh : 200 de livres, DVD et CD des éditions Coop Breizh

> 32 BOULEVARD DE MAGENTA – de Nadège Abadie

SOLUTIONS D’ESPOIR

de Romain Carciofo – 2012 – France – 52′ producteur : V2lam Productions

en présence du réalisateur Romain Carciofo
« Solutions d’espoir » est une histoire de rencontre. Plus précisément, l’histoire de la rencontre de Romain Carciofo avec l’autisme. Un voyage à travers la France pour répondre à une question : comment accompagne-t-on les personnes atteintes d’autisme dans notre pays ? Ce film documentaire veut apporter sa contribution à la question problématique de l’accompagnement des personnes autistes en France… Un problème suffisamment préoccupant pour avoir été choisi comme Grande cause nationale 2012.

« Une rencontre peut changer votre vie, elle peut vous apprendre à regarder le monde autrement, à regarder les gens autrement, à regarder leurs différences autrement. » (Romain Carciofo)

32 BOULEVARD DE MAGENTA – Prix Coop Breizh

de Nadège Abadie – janvier 2012 – France – 5’49 producteur : Ecole Nationale Supérieure Louis-Lumière

« 32 boulevard de Magenta » est un documentaire alliant photographies, vidéos et son. Huis-clos dans un salon atypique. Katya, 80 ans, coiffeuse depuis l’âge de 16 ans, dit tout ce qu’elle pense. Ici ça parle de politique, de religion, de fric, des vieux, des jeunes, des chats, d’Amy Winehouse, de Loana, des cons, de la mort, de la crise…
J’ai passé un mois avec elle avec l’intention de me focaliser sur ce salon : un lieu où tout le monde vient et parle. Pendant quatre minutes, le spectateur se pense chez elle : il l’écoute philosopher, ironiser, s’indigner à flot ininterrompu avec son franc-parler décapant. Elle bouscule et charme. Ce n’est qu’à la fin que l’on comprend qu’elle coiffe, aussi.


CEUTA, DOUCE PRISON – Prix Cinécran

de Jonathan Millet et Loïc H. Rechi – août 2012 – France – 52′ producteur : Zaradoc

« Ceuta, Douce Prison » suit les trajectoires de cinq migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, au nord du Maroc. Ils ont tout quitté pour tenter leur chance en Europe et se retrouvent enfermés dans une prison à ciel ouvert, aux portes du vieux continent. Ils vivent partagés entre l’espoir d’obtenir un « laissez-passer » et la crainte d’être expulsés vers leur pays.

Avec « Ceuta, Douce Prison », nous avons voulu raconter la migration, raconter l’impalpable frontière Nord-Sud, raconter l’enclave de Ceuta à travers un autre regard, celui des migrants qui, bloqués à ses portes, fantasment sur une Europe qu’ils n’ont jamais vue. Des semaines durant, nous avons suivi au plus près nos personnages pour partager et ressentir leur quotidien, leurs doutes et leurs espérances. Pour appréhender le rêve d’Europe à travers leurs regards, à travers des enjeux purement humains. Nous avons voulu plonger le spectateur dans cette douce prison, au côté d’Iqbal, de Marius, de Simon, de Guy et de Nür, en immersion sans temps mort ni recul, sans voix-off ni commentaire supplémentaire.

en présence d’un des réalisateurs, Jonathan Millet

FORT INTERIEUR

de Chris Pellerin – 2012 – France – 42′ producteur : Œil sauvage

Trois femmes en milieu carcéral se livrent à l’exercice de l’autoportrait dans la contrainte de l’interdiction de filmer leurs visages. Le temps de l’imaginaire se juxtapose à celui de l’enfermement. A la fois masquées et révélées, Louise, Titit et Enza se confrontent à leurs propres images et questionnent nos « prisons intérieures ».

J’ai animé un atelier d’arts plastiques sur l’autoportrait auprès de femmes en prison pendant deux ans. L’autoportrait renvoie au modèle et dans l’univers de la prison, celui-ci ne peut être désigné nommément. C’est une contrainte incontournable liée au règlement pénitentiaire. Cinq femmes se sont engagées dans ce groupe de recherche et trois sont les protagonistes du film : au fil de nos rencontres, elles se sont baptisées Louise, Titit et Enza. Elles s’aventurent et se risquent dans cette proposition en poussant l’autoportrait dans ses retranchements. Dans les dispositifs proposés lors des séances d’atelier, elles se dévoilent. Pendant le temps du dessin, elles se racontent, apparaissent, disparaissent. Rires, digressions, rêves font affleurer un autre temps, parfois éphémère. « Fort intérieur » retrace les chemins de résistance que chacune a trouvé en s’échappant du temps carcéral par l’imaginaire.


GUILLERMO OYAGÜES MONTERO

de Antonio Gómez-Olea – 2012 – Espagne – 29′ producteur : Mare Films S.L.

Ce film porte sur la préparation d’une exposition dont le peintre ne croit pas aux génies, mais en la capacité d’engranger d’infinies douleurs et de développer son savoir-faire du mieux possible. Mais où est la normalité, le talent, le génie ? Guillermo peint des toiles comme des morceaux d’un journal qui inclut des sensations émanant des couleurs, de la luminosité ou des ombres attirant son attention, mais cherche également à témoigner des sentiments qui l’envahissent.


LES POUTRES MARTYRES

de Yann Pierre – avril 2012 – France – 15’25 producteur : IUT de Corse, Filière Audiovisuel Cinéma

Les poutres martyres sont des morceaux de bois servant de support à la découpe de blocs de pierre dans une carrière du Cap Corse. Un artiste, Elie Cristiani, les collecte et les transforme en œuvre d’art pour les sauver de l’oubli. Ce film retrace la vie de ces poutres martyres.


DES RAMES POUR LE DIRE

de Nicolas Milice – septembre 2012 – France – 52′ producteur : Poischiche films

Le film raconte le parcours de plusieurs rameurs, qui traversent l’Atlantique à la rame, en solitaire, sans assistance, entre Dakar et Cayenne. Entre joie, douleurs et délivrances, l’histoire d’une traversée humaine sur un désert liquide.

en présence du réalisateur Nicolas Milice